DIAM'S

                                  DIAM'S
100 % DIAM'S


/!\ ArtiCle Du PluS anCien Au PluS nOuveaux /!\

# Posted on Thursday, 04 January 2007 at 4:37 AM

DIAM'S

                                  DIAM'S
Melanie ou Diam's comme vous voulez, représente fierement le 91 (avec son ami Sinik biensur) mais elle arrive tout droit de chypre. Elle arrive en France à 4ans. en 1999, elle sort son premier album solo intitulé "Premier mandat"(produit par Black Mozart) mais ce dernier est un échec; son premier. Elle signe au label "Hostile" pour une album nommé "Brut de femme". En étroite collaboration avec "SINIK" (91) elle a produit avec lui "Le même sang" et ils ont pour but de réaliser un album commun courant 2006...

# Posted on Thursday, 04 January 2007 at 4:48 AM

DIAM'S

                                  DIAM'S
INTERVIEW 1 ERE PARTIE

Diam's Un diamant brut

Mélanie, plus connue sous le pseudo de Diam's, nous revient Brute de femme, son deuxième album. Sensible, écorchée vive, elle nous livre ses sentiments, mais aussi sa douceur. Un regard acerbe sur la vie résolument positif. Discours percutant et personnalité attachante.

Pote à Pote : Ton dernier album est d'une grande sensibilité féminine : as-tu gagné en maturité ?

Diam's : Quand j'ai commencé le rap avec la Mafia Trece, mon souci premier n'était pas d'être femme mais de prouver que je pouvais rapper. J'étais un véritable petit garçon manqué. Il fallait que je prouve aux rappeurs que je savais rapper. Depuis il s'est passé plusieurs choses. J'ai commencé à 16 ans, maintenant j'ai 22 ans. Il y a forcément de la maturité. 6 années de la vie d'une femme très importantes. Le côté féminin s'explique parce que je parle de ce que je connais et de ce que je suis devenue. Ce que je connais, c'est des histoires de femmes et ce que j'ai vu. Cela m'importe peu aujourd'hui de rapper des fictions. C'est l'album de la maturité artistique.

PAP : C'est un album que l'on attend depuis 1 an, qu'est-ce qu'il représente?

D : C'est un album qui représente un aboutissement. Je reviens d'une défaite, un album qui n'a pas marché, il y a 7 ans. Et puis j'ai posé chez les autres, fait beaucoup de featuring. Cela laisse peu de place pour t'exprimer, pour te livrer. C'est comme pour la scène, j'en ai fait beaucoup avec les autres. Aujourd'hui je suis seule et je m'exprime pleinement.. Aujourd'hui, s'il s'est passé 4 ans entre les deux albums, c'est que j'avais besoin de vivre des choses. Ce que je raconte dans l'album, ce sont ces 4 années. Des choses dures, d'autres un peu moins dures avec beaucoup d'espoir.

PAP : La dernière fois que je t'ai vu, c'est en avant première de DJ Shadow à l'Elysée Montmartre.

D : Les concerts de Medhi, c'est marrant car les gens applaudissent et ne crient pas. Et quand ils applaudissent, j'ai l'impression d'être une artiste. J'ai pas l'habitude mais j'apprécie.

PAP :Ton album est très profond

D : Mon premier album avait des lacunes sur le fond du texte parce que je n'avais pas vécu beaucoup de choses. Je traitais beaucoup de thèmes mais que je n'avais pas vécus. Maintenant, je peux en parler, j'ai besoin que ça touche des gens, j'ai besoin que l'on, se retrouve dans mes écrits. Aujourd'hui, c'est l'album d'une artiste et pas d'une rappeuse. Je n'ai rien à prouver. J'ai assez servi le rap. J'ai fait les concerts ghetto, les projets connus, pas connus. Désormais je peux me permettre de dire « laissez-moi souffler ». Il y a des gens qui me connaissent par Taxi 3, mais ce n'est pas le résumé de ma carrière. Ça a été crescendo. Cet album-là je ne pouvais le faire que maintenant.

PAP : Y-a t-il un côté thérapeuthique dans ton album, au regard du titre Ma souffrance, très touchant ?

D : Oui. Et puis je suis contente car j'ai eu envie que l'album touche les femmes mais ce n'est pas un discours féministe. Il y a des morceaux lourds en propos. Et il y a des femmes qui ont vécu la même chose ; il faut que ça se sache. Je veux parler de la souffrance des jeunes femmes. Mais je souhaite que ça touche aussi les hommes.

# Posted on Thursday, 04 January 2007 at 4:51 AM

DIAM'S

                                  DIAM'S
INTERVIEW 2 EME PARTIE


PAP : Les thèmes abordés sont finalement proches de ce que dénonce le mouvement « ni putes, ni soumises »...

D : Oui, sauf que je me sens pas concernée car je pense qu'il s'adresse qu'aux filles des quartiers. Et comme je ne viens pas d'une cité, cela me parle pas. Je trouve que le terme de « cité » est de trop. Mais on dénonce les mêmes choses au final !

PAP : Ton morceau avec Kamnouze, fait vraiment plaisir à entendre !

D : J'ai eu à m'expliquer sur ce morceau, car on a pu me dire que je m'étais exprimée en tant que femme musulmane. Mais qu'on se le dise, aujourd'hui une femme soumise n'est pas qu'une musulmane ! Il y a des extrémistes partout ! Je viens d'un pays orthodoxe (Chypre) où l'intolérance est énorme et où la soumission des femmes importante.

PAP : Dans ton album, il y a très peu de featuring pourquoi ?

D : Quand je parle de mon père ou de l'adultère, il n'y a que moi qui peut le faire (réponse en rime, s'il vous plaît !). J'ai pas senti le besoin de faire venir du monde pour ça. C'est pas évidant de faire rapper un intervenant sur un thème très personnel.

PAP : Est-ce toi qui joue au piano sur la 9 ? C'est très réussi.

D : Oui, cela fait quelques temps que je joue mais je ne trouvais jusqu'à ce jour une combinaison efficace avec mon rap.

PAP : Est-ce un héritage de la chanson française ?

D : Oui c'est un héritage, et je le revendique. Je n'ai plus ce côté réac j'assume ce choix. J'ai de toute façon été bercée par Cabrel, Idir. En France on a une culture du texte J'ai voulu travailler mes textes, mes écrits. Etre perçue comme une auteure.

PAP : Penses-tu que ton album revêt un caractère militant ?

D : Pas vraiment, ça c'est les journalistes qui le disent mais moi, j'ai juste eu envie de parler de ce que je vois, de ce que j'ai vécu .

PAP : Pourquoi dans le morceau Incassable, tu as réagi sur les propos des jeunes filles de l'émission récente de Zone interdite faisant référence aux problèmes des quartiers ?

D : J'étais ravi de voir une émission qui laissait la parole aux jeunes, chose rare à la télévision. Les jeunes filles en question étaient respectables à mes yeux, à part le mot « Babtou » en trop, parce qu'à part ça elles parlaient bien. Jusqu'à ce qu'elles disent que si leurs mecs avaient envie de baiser, puisqu'elles ne le feraient pas avant le mariage, ils pouvaient aller voir une française ou une blanche parce qu'elles couchaient facilement ! J'étais scandalisée, j'avais envie de casser ma télé. Je me suis dit : « C'est pas possible, elle ne doit pas être bien dans sa tête pour tenir un tel discours. » Un discours raciste. J'en voulais même à M6, ils ont oublié que la France profonde regarde aussi la télé. J'ai pris cette déclaration comme une attaque. Il ne faut pas oublier qu'après des mères vont regarder leur fille en leur disant « t'es une catin, ma fille ! Voilà, t'as été coucher avec l'autre et voilà comment il parle de toi ! » Parce que ces nanas étaient prises comme exemple. C'est triste.

PAP : Dans le rap, on assisté aussi pendant un moment aux mêmes types de propos sur les « français ». Penses-tu que les choses ont changé ?

D : Oui, mais cela fait un moment. Eminem a remis les pendules à l'heure ! Et puis les deux groupes emblématiques du rap français sont constitués d'un noir et d'un blanc (NTM et IAM). C'est vrai que nous avons eu une période pro-black et que je n'écoutais plus tel ou tel groupe à cause d'une phrase déplacée. Tout comme Public Enemy lorsque qu'ils ont demandé au public « est-ce qu'il y a des blancs dans la salle » et qu'ils ont dit « tuez-les ! ». Ce jour là, j'ai décidé de ne plus les écouter ! Mais tous les pro-black sont tombés amoureux d'une blanche ou d'une rebeu parce qu'aujourd'hui on vit une époque de métissage. Moi-même je suis métissée (franco-chypriote).

PAP : Et le 21 avril ?

D : Et bien beaucoup de jeunes n'ont pas voter. Moi, j'ai voté et j'ai pleuré devant mon téléviseur. Ma mère et moi étions prêtes à partir. Mon seul rôle a été de voter contre le Front national. J'ai pas voté pour Chirac mais contre le FN. Mais je trouve que la politique n'est pas à l'image des jeunes. On est pas représentéset en même temps on ne sait pas toujours ce que l'on veut non plus ! Je sais que je ne veux pas de Sarkozy.

PAP : Que penses-tu des compilations de rap ayant trait à cet événement ?

D : J'ai fait un morceau, il y a 5 ans pour le projet, Sachons dire Non ! de Mr R : première compilation qui a autant vendu et qui avait pour but de mobiliser les jeunes. On a fait une tournée dans les lycées pour expliquer l'importance du vote pour pas laisser passer l'extrême droite. Et quand il y a eu le 21 avril, tout le monde criait son mécontentement. Mais qui parmi tous ces gens était allé voter ? Voter c'est plus facile que d'écrire un 16 mesures. Mais c'est facile aussi de crier. Ça ne m'intéresse pas sinon de faire des compilations pour telle ou telle cause parce que sur le moment ça va aider qui ? Maintenant, je participe à « Ni putes, ni soumises » car je sais que les fonds vont être reversés. Je ne veux pas crier dans le vent. Les compilations relatives au 21 avril n'avaient pas le temps d'avoir un effet réel sur les gens : les morceaux ne tournaient pas sur les ondes avant le 2ème tour ! On n'avait pas le temps de raisonner les gens. L'objectif était louable mais sans réelle efficacité. C'était avant qu'il fallait se mobiliser !

# Posted on Thursday, 04 January 2007 at 4:53 AM

DIAM'S

                                  DIAM'S
Diam's - La boulette


Alors ouais j'me la raconte
ouais ouais je déconne
nan nan c'est pas l'école qui m'a dictée mes codes
on m'a dictée mais le rap voila de la boulette
sortez les briquets fais trop tact dans nos tetes

Alors ouais j'me la raconte
ouais ouais je déconne
nan nan c'est pas l'école qui m'a dictée mes codes
on m'a dictée mais le rap voila de la boulette
sortez les briquets sortez les briquets sortez les briquets

Y a comme un gout de haine quand je marche dans ma ville
y a comme un gout de gène quand je parle de ma vie
y a comme un gout d'aigreur chez les jeunes de l'an 2000
y a comme un gout d'erreur quand j'vois le taux de suicide
me demande pas s'qui les pousse à faire sauter beat trine
j'suis pas la mairie j'suis qu'une artiste en de firme
moi j'suis qu'une boulette
me demande pas si j'ai le bac jai que le rap
et je l'embarque que je l'embrase
je le mate car je l'embrasse
y a comme un gout d'attentat
comme un gout de bertrand Cantat
comme un gout d'entrax pendant l'entracte
y a comme un gout de foulette foulette chez les momes
comme un gout de boulette boulette sur les ondes

[Répétition] x2 :
Alors ouais on déconne
ouais ouais on étonne
nan nan c'est pas l'école qui nous a dictée nos codes
nan nan
génération moment

Y a comme un gout de viol quand je marche dans ma ville
y a comme un gout d'alcool dans les locaux de police
y a comme un gout de peur chez les meufs de l'an 2000
y a comme un gout de beuh dans l'oxygène que l'on respire
me demande pas s'qui les pousse à te casser les couilles
j'suis pas les secours j'suis qu'une petite qui se
débrouille
moi j'suis qu'une boulette
me demande pas si j'aime la vie
moi j'aime la rime
et j'emmerde marine juste parce que ça fait zizir
y a comme un gout de bad boy
comme un gout d'al caponne
comme un gout de hardcore hardcore dans les école
y a comme un gout de foulette foulette chez les momes
comme un gout de boulette boulette sur les ondes

[Répétition] x2

y a comme un gout de glisse dans la saisse et dans l'enfance
y a comme un gout d'afrique dans les caisses de la france
y a comme un gout de démé-démago dans la bouche de sarko
comme un gout de mi-michto pres des mercos
y a comme un gout de ouh ouh dans les chambres des jeunes
y a comme un gout de boum boum dans le coeur de mes soeurs
y a comme un gout de j'suis soulé de tout se qui se déroule
y a comme un gout de foulette de boulette qui saute dans le
foule

[Répétition] x4

d i a m d i d i a m s d i a m d i d i a m s d i a m d i d i a
m s d i a m d i d i a m
oué grosse

# Posted on Thursday, 04 January 2007 at 4:55 AM